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Apprendre à danser : les 7 points essentiels pour noter les figures.

Vous apprenez une danse de couple et vous vous demandez comment mémoriser les figures, les pas, les différents mouvements ? Callesol vous propose une série d’articles sur ce sujet, pour vous accompagner au mieux.

Nous aborderons ici les sept points essentiels permettant de noter les figures, via un descriptif et/ou des schémas. Les exemples choisis pour illustrer concernent la salsa cubaine, mais nombre des ces grands principes sont également applicables à d’autres danses de couple.

En préambule :

Il y a deux questions à se poser au préalable :

  • Pour qui et pourquoi est-ce que je note cette figure ?
    C’est la toute première question à se poser ! Est-ce que je l’écris uniquement pour moi, ou bien pour la partager avec quelqu’un ? Est-ce que je veux pouvoir la refaire dans x temps ? Cette description est-elle un complément à une vidéo, et donc seulement un moyen de me souvenir des incontournables ?
    Répondre à ces questions vous permettra de déterminer le niveau de détail de votre description.
  • Est-ce que je note du point de vue du guideur ou de la guidée ?
    Ou même des deux côtés ? La vision, et donc le contenu, ne seront pas les mêmes si vous vous placez du point de vue de la personne qui guide (il faudra évoquer les éléments de guidage) ou de celle qui est guidée (il faudra alors évoquer les question de connexion).

Une fois que vous aurez répondu à ces questions, vous pourrez commencer à décrire votre figure.

Voici à présent les points essentiels pour une notation efficace.

1- Le découpage par cycle de huit temps :

Pour plus de lisibilité, nous vous conseillons de découper votre descriptif en cycle de huit temps. En fonction des cas, il sera par ailleurs sans doute nécessaire de préciser des actions sur des temps spécifiques. Par exemple, la torsion du buste sur le temps 8 précédant un dile que no.

2- La position de début et la position de fin :

Pour retrouvez plus facilement une figure, nous vous conseillons de noter avec précision les positions de début et de fin : est-ce un démarrage ou une fin en position ouverte ou fermée ? En préparation ou face-à-face ? etc.
Cela vous permettra, entre autres, de visualiser les figures qui font partie d’une même grande famille. Par exemple, en salsa cubaine, la famille de l’enchufla, ou celle du vacilala.

3- Les positions de bras et de mains :

On commence à rentrer dans les détails essentiels. Y a-t-il un bras – ou deux – en l’air ? Est-ce que je tiens une seule main de ma partenaire ou bien les deux, et avec quelle(s) main(s) ? Les mains sont elles parallèles ou  croisées ? Paumes vers le bas ou vers le haut ? En crochet ? Il y a de multiples combinaisons possibles, qui peuvent changer complètement le rendu d’une figure.

4- Les éléments de guidage et de connexion :

Pour toutes les danses d’improvisations telles que la salsa, la bachata, la kizomba… l’information circule via le guidage et la connexion. Pensez à noter toutes les informations essentielles comme les poussées et résistances, les ressorts, les mouvements de buste, de bras, qui permettent cette transmission.

5- Les déplacements :

Le déplacement est également un pan important de la “physionomie” d’une figure, et un élément essentiel du guidage. Il faudra donc préciser dans quel sens se fait le déplacement, quel dessin dans l’espace vous êtes en train de tracer, ainsi que les sens de rotation s’il y a lieu.

6- Les orientations :

En complément des déplacements, notez également les orientations du couple de danseurs :

  • dans l’espace : par exemple face ou dos au centre du cercle si vous travaillez en rueda, face ou dos à une direction de la salle par rapport à votre position de départ (miroir, porte, etc).
  • par rapport à votre partenaire : face à face, de dos, de profil, côte à côte…

7- Les liens avec des choses que l’on connaît :

Vous êtes peut-être en train de vous dire que tout cela va vous prendre un temps fou… Ce dernier conseil arrive donc à point nommé ! Pensez à raccrocher la nouvelle figure que vous notez à ce que vous connaissez déjà. Par exemple, si vous notez la setenta complicada, il suffira d’indiquer pour les quatre premiers temps qu’il s’agit de la même chose qu’une setenta classique.

En conclusion :

Tous les points évoqués ici sont les incontournables pour une notation efficace.
Il s’agissait ici d’en aborder les grandes lignes, mais nous reviendrons prochainement dans le détail du “comment on note des figures” !

Nadège – formatrice et enseignante en danse latines et activités gymniques, coach de vie.
Avec le concours précieux de Victor, Maïrième, Fanny, Salimata.
Dessin de Marc Chalvin, mille mercis à lui.